Rénovation d’une cuisine, salon et salle de bain à Chazelles-sur-Lyon : s’approprier les lieux
Une maison transmise : redonner du sens à l’espace, sans effacer les souvenirs
Lieu : Chazelles-sur-Lyon, entre Lyon et Saint-Étienne
Surface : 30 m² au rez-de-chaussée, deux chambres à l’étage
Mission : Accompagnement complet, de l’analyse du lieu jusqu’au suivi de chantier et au choix de la déco – rénovation de la cuisine, du salon-salle à manger et de la salle de bain d’une maison familiale en mâchefer
Il y a des maisons qu’on n’achète pas. On les hérite, avec tout ce qu’elles portent.
Quand Yves m’a contactée, il ne cherchait pas juste un coup de neuf. Il venait de racheter officiellement la maison familiale, celle où il avait grandi, celle où il avait accompagné sa maman pendant de longues années, à domicile, jusqu’à son décès. Une maison en mâchefer construite au milieu du siècle dernier, à Chazelles-sur-Lyon, entre Lyon et Saint-Étienne, 30 m² au rez-de-chaussée, deux chambres à l’étage, et une histoire de famille dans chaque mur.
C’est une agence immobilière, sollicitée pour estimer le bien, qui m’a recommandée à lui. Le début d’un accompagnement qui allait durer près d’un an.
Le vrai déclencheur, ce n’était pas juste la déco
Yves vivait dans cette maison depuis de nombreuses années. Il avait déjà entamé quelques travaux; remplacement des fenêtres notamment; mais il attendait. Il attendait le rachat officiel de la maison. Et il attendait, par respect, le départ de son fidèle compagnon, son chien, avant de se lancer dans une transformation plus profonde.
Deux départs, un même besoin : se réapproprier les lieux et se sentir enfin chez soi.
C’est tout l’enjeu de la méthode HOME : ne jamais commencer par « qu’est-ce qu’on change », mais par « qu’est-ce qui ne fonctionne plus dans votre quotidien ». Et chez Yves, le quotidien était plein de petites frictions invisibles.
Une cuisine réduite à sa plus simple expression
En arrivant dans la maison, on traversait un petit sas d’entrée pour tomber directement dans la cuisine. Sauf que cette cuisine n’en était presque plus une : un unique meuble de 80 cm, une gazinière, une table pour quatre, et c’est tout. Pas d’évier. Il se trouvait dans le sas voisin, côté salle de bain. Le frigo, lui, était installé à l’opposé de la gazinière. Résultat : des allers-retours permanents pour faire la vaisselle, cuisiner, ranger.
À côté de cela, une salle de bain minuscule, 1,12 m de large seulement, coincée entre des murs porteurs impossibles à toucher, et une douche de 80 x 80 cm.
Le vrai problème n’était donc pas esthétique. C’était organisationnel : une maison qui obligeait à se déplacer sans cesse, sans jamais offrir de vrai espace de rangement, ni de vrai confort au quotidien.
Ce que je devais faire émerger : le besoin caché derrière la demande
Au fil des échanges, un fil conducteur est apparu. Yves ne voulait pas une maison différente. Il voulait une maison qui lui ressemble, à lui, aujourd’hui, tout en gardant l’âme de celle de ses parents.
Concrètement, cela s’est traduit par des choix très précis, et parfois inattendus pour un projet de rénovation :
- Conserver le ton vert déjà présent dans la maison
- Garder un lustre auquel il tenait profondément, celui qui lui rappelle le jour où ses parents l’avaient acheté
- Prévoir un coin dédié pour le futur chien, une fois les travaux terminés
- Un espace bureau pour son ordinateur
- Une table capable d’accueillir 8 à 10 convives, pour les visites régulières de son frère et sa belle-sœur, ou les amis autour d’un café
C’est exactement là que la méthode HOME prend tout son sens : distinguer ce qui doit changer de ce qui doit rester.
Ce que vous aimez :
La méthode : analyser avant de dessiner
Avec Yves, nous avons parcouru l’intégralité de l’accompagnement : analyse des lieux, APS, APD, DCE, suivi de chantier, puis shopping liste déco. Une formule que j’appelle Clé en main : Yves savait qu’il ne serait pas présent pendant la quasi-totalité des travaux, il avait besoin de déléguer entièrement le pilotage des artisans.
Trois pistes d’aménagement ont été travaillées en phase APS, chacune avec ses avantages et ses contraintes techniques bien réelles : la largeur de la salle de bain (impossible de respecter le recul standard de 80 cm préconisé autour d’un meuble vasque), l’emplacement du compteur électrique, du tableau, de la chaudière, ou encore une fenêtre positionnée à 63 cm de haut seulement dans la cuisine; autant d’éléments à intégrer plutôt qu’à subir.
La solution retenue a permis de :
- Ramener l’évier dans la cuisine, aux côtés du frigo rapproché
- Tripler l’espace de rangement
- Installer une verrière dans la cloison entre cuisine et salon, pour qu’Yves puisse voir la télévision tout en cuisinant, et gagner en luminosité
- Créer un meuble sur mesure pour dissimuler le compteur électrique, sans le rendre inaccessible
- Concevoir un secrétaire sur mesure, associé à un meuble standard, pour intégrer discrètement le poste informatique dans le salon
Côté salle de bain, la pièce a été reprise sur toute sa longueur en récupérant l’espace de l’ancien évier du sas. Résultat : un meuble vasque faible profondeur avec deux tiroirs, une colonne de rangement de 1,15 m, et surtout une douche passée de 80 x 80 cm à 1,12 x 90 cm; un vrai gain de confort, dans une pièce où chaque centimètre comptait.
Sur le plan technique, l’arrivée de gaz; initialement à proximité immédiate de la douche, a été entièrement repensée en concertation avec un plombier-chauffagiste, avec un passage repris par l’extérieur pour libérer complètement l’espace douche.
Un chantier qui suit le rythme de la vie, pas l’inverse
Le projet a démarré en juillet, avec la phase de recherche et de conception. Le dossier de consultation des entreprises a été finalisé en début d’année, pour des travaux volontairement calés sur une période précise : fin avril à mi-mai, pendant les congés d’Yves. Un choix assumé de sa part, pour ne pas avoir à vivre au milieu du chantier.
Comme souvent en rénovation d’ancien, quelques imprévus se sont invités : en démontant la salle de bain, les artisans ont découvert des remontées capillaires nécessitant un traitement de l’humidité avant de poursuivre l’enduit et la plâtrerie. Un léger retard, vite maîtrisé.
Résultats
Les travaux viennent tout juste de se terminer, la clôture de chantier officielle aura lieu la semaine prochaine. Mais déjà, les échos sont là : Yves confie autour de lui qu’il a « une super cuisine » et s’y sent bien. Une maison qui n’a rien perdu de son âme, le vert, le lustre, les souvenirs, mais qui, enfin, fonctionne pour lui.
Prochaine étape : Adopter un chien qui aura toutes sa place dans cette nouvel maison.
Mon expertise à votre service
Le projet d’Yves illustre bien ce qui fait la singularité de mon accompagnement en tant qu’architecte d’intérieur à Saint-Étienne et dans les Monts du Lyonnais : partir de ce que vous vivez au quotidien avant de dessiner quoi que ce soit. Une maison héritée, une maison achetée, une maison qu’on habite depuis vingt ans, chaque histoire est différente, mais la question de départ reste la même : qu’est-ce qui, chez vous, ne fonctionne plus ? C’est cette analyse, avant tout esthétique, qui permet une vraie rénovation de maison familiale, pensée pour votre organisation, votre confort et votre façon de vivre ensemble.
