Notre rénovation à Chazelles-sur-Lyon : donner une vraie salle de vie à une maison de charme
Rénovation salon, salle de bain et toilettes – Chazelles-sur-Lyon
Notre coup de coeur
Lieu : Chazelles-sur-Lyon (42)
Surface : 45 m² avant travaux, aujourd’hui 90m²
Mission : Repenser l’agencement complet d’une maison en pierre construite sur la roche, pour y installer une famille recomposée, avec le regard d’une habitante qui est devenue, chemin faisant, architecte d’intérieur.
Le coup de cœur raisonné
Après de longs mois de recherche, nous avons trouvé notre maison en 2018, à Chazelles-sur-Lyon, dans les Monts du Lyonnais. Sur le papier, elle n’était pas parfaite : une seule chambre disponible, beaucoup de travaux à prévoir. Mais elle cochait l’essentiel de ce qu’on voulait absolument : la pierre. Une maison authentique, construite à même la roche, avec une partie du terrain en pente pleine d’affleurements naturels, ce qu’on appelle par ici un « terrain à chèvres ». Un cadre sauvage, à notre image.
Avec mon mari, on a fini par surnommer ce projet « La maison sur la roche». Un nom qui dit tout : une maison ancrée dans la pierre, et une famille qui, comme elle, a posé ses fondations petit à petit.
Nous savions que les travaux feraient partie du projet, c’était même un choix assumé pour coller à notre budget. Ce que nous n’avions pas mesuré, c’est la difficulté à se projeter dans un espace entièrement à repenser, à quatre : mon mari, moi, notre fille Lola, qui avait alors 3 ans, et ma belle-fille Anaïs.
Au départ : une maison sombre, trop petite pour la famille
Derrière ses murs en pierre, la maison n’avait rien d’un cocon lumineux : enduit rouge, lambris en chêne foncé, carrelage rouge au sol, tout ou presque absorbait la lumière. Un seul élément nous a tout de suite parlé, un mur en pierre apparent à l’intérieur, recouvert de plus de vingt ans de suie, mais dont on devinait déjà le potentiel.
Le salon, la salle à manger et la cuisine ne formaient qu’une seule pièce d’une petite vingtaine de mètres carrés. Une salle de bain avec toilettes intégrées, une chambre unique : cohérent pour un couple, pas pour une famille de quatre. Il nous fallait au minimum deux chambres.
La première année : le mode débrouille
Nous avons fait construire des extensions pour créer deux chambres et un espace bureau, avec une petite mezzanine dortoir. Ce gain de surface a libéré la chambre existante du rez-de-chaussée, devenue notre salon actuel.
Le temps que ces agrandissements soient terminés, nous avons vécu en mode débrouille pendant près d’un an. Mon mari et moi dormions dans le canapé du salon, Lola et Anaïs se partageaient l’unique chambre disponible. Une première année qui a façonné toutes les décisions qui ont suivi, bien plus que n’importe quelle inspiration déco.
C’est cette expérience-là, très concrète, qui m’a menée vers la méthode HOME. Une école qui ne part pas des plans, mais des gens : comprendre ce qu’une famille vit vraiment au quotidien avant de dessiner le moindre trait.
Le vrai déclencheur, un détail du quotidien
La toute première chose que nous avons faite, une fois que chacun a enfin eu sa chambre, ça a été de sortir les toilettes de la salle de bain. Le point de départ n’a rien eu d’esthétique. Je suis partie d’un constat très concret : tant que les toilettes restaient dans la salle de bain, il m’était impossible de me préparer en même temps que mon mari, même à des horaires différents le matin. Trop de frictions, chaque jour, pour un espace aussi mal réparti.
Un compromis assumé, pas une solution parfaite
Nous avons séparé les toilettes de la salle de bain, en utilisant un placard déjà présent dans ce qui allait devenir le salon. La porte des WC se retrouve aujourd’hui proche du canapé, ce qui n’est pas la configuration idéale. Mais au vu de la configuration de l’espace et de notre budget, c’était la meilleure décision possible à ce moment-là. Dans l’aménagement, il faut parfois accepter un compromis pour gagner en confort ailleurs, une conviction que j’applique aujourd’hui dans chacun de mes accompagnements.
Une salle de bain sobre, pensée pour nos matins
La salle de bain d’origine était intégralement rose, du sol au plafond. Nous l’avons voulue sobre, claire et surtout pratique : un meuble double vasque, pour pouvoir se laver les dents à deux le matin et gagner un temps précieux avant l’école ou le travail. Nous n’avons pas touché à la baignoire. C’est devenu le petit rituel de Lola : un bain, l’hiver après une balade dans la nature ou une sortie poney, histoire de se réchauffer avant de passer à table.
Le salon, notre vraie folie budget
Pour le salon, je voulais un vrai cocon pour nos moments en famille. L’existant, un lino en mauvais état, n’avait rien de chaleureux. Nous sommes partis sur un parquet massif, la seule vraie folie budget de tout notre projet : plus coûteux qu’un carrelage, mais tellement plus chaleureux sous les pieds en hiver. Nous avons aussi gardé la table basse de ma grand-mère, un peu grande pour l’espace, mais impossible de s’en séparer.
Les toilettes, notre touche de folie
Après tant de choix raisonnés, il fallait bien un espace pour s’amuser un peu. Les toilettes, aujourd’hui peintes en vert sauge et jaune, sont devenues la note de fantaisie de la maison. La preuve qu’un intérieur pensé pour le quotidien n’empêche pas d’y glisser un peu de caractère et de bonne humeur.
La buanderie : quand mon œil d’architecte revient sur nos choix
Ce qui rend ce projet unique, c’est qu’il a évolué en même temps que moi. Certains choix ont été pensés à une époque où je n’étais pas encore architecte d’intérieur, avec la logique qu’on a tous quand on manque encore d’expérience. Aujourd’hui, formée à la méthode HOME, je reviens régulièrement sur nos anciens choix pour les affiner.
Le meilleur exemple, c’est le couloir du bas. À l’époque, nous voulions que les invités ne passerait par la buanderie pour aller aux toilettes du rez-de-chaussée. Ce qu’on avait oublié, c’est que les seules personnes à utiliser ces toilettes la nuit, en réalité, c’était nous. Résultat, nous avons perdu pendant des années un espace de circulation qui ne servait presque à rien.
Ce couloir inutile vient d’être supprimé, transformé en 2,5 mètres linéaires de rangement pour la buanderie repensée. Un exemple concret de ce que l’optimisation d’espace peut changer, même des années après une rénovation.
Et aujourd’hui ?
À l’intérieur, presque tout est terminé. Il reste la peinture de la buanderie, et un prochain projet déjà identifié : poser une verrière à la place de la barrière d’escalier actuelle, pour couper un peu plus le froid qui remonte de l’entrée, de la buanderie et de la chambre du bas, des pièces qui n’ont pas besoin d’être chauffées comme une pièce de vie.
Cette maison illustre une conviction que j’applique dans chacun de mes accompagnements en tant qu’architecte d’intérieur à Chazelles-sur-Lyon et dans toute la région de Saint-Étienne : un intérieur réussi n’est pas celui qui suit les tendances, mais celui qui résout les vraies frictions du quotidien, quitte à accepter quelques compromis en chemin, et à continuer de l’ajuster, année après année, à mesure que la famille et l’expertise évoluent.
Mon expertise à votre service
Vous avez trouvé une maison de caractère qui a besoin d’être repensée pour votre famille ? Que ce soit une maison en pierre, une bâtisse ancienne ou un intérieur qui manque simplement d’espace et de lumière, je vous accompagne avec la méthode HOME, celle-là même que j’ai d’abord testée chez moi. Analyse du lieu, étude de potentiel, suivi de chantier : un seul interlocuteur, du premier échange à la dernière finition. Parlons de votre projet de rénovation maison familiale.
